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Vasarely et Bowie, le chant des sphères

Vasarely et Bowie, le chant des sphères

Lorsque David Bowie, dont je suis une fan absolue, publia le prémonitoire « Space Oddity », en Février 1969, il précéda de peu les premiers pas d’Amstrong ( Juillet de la même année) sur la Lune; Warhol venait de rencontrer Jagger, et il fallait une signature visuelle marquante pour cet album empli de promesses. Bowie, qui avait étudié les Arts Graphiques à la High School de Bromley à Londres, choisit en connaissance de cause Vasarely, qui cherchait à dépasser les portes de la perception visuelle par des formes géométriques pures. Sans le rencontrer.

Mais en 1977, alors qu’il vient de finir d’enregistrer « Low » au studio d’Hérouville, Bowie, en pleine opération promotionnelle, souhaite s’entretenir enfin avec le Maître de l’Op Art, qui en est ravi, et faire une séance photo devant certaines œuvres: Les figures géométriques qui se forment et se déforment à l’infini, les titres des tableaux de Vasarely « Vonal », «Vega», ou « Tridim », parlent à l’homme qui venait d’ailleurs bien sûr.

L’entrevue est photographiée par Christian Simonpietri, et les deux artistes s’entretiennent un moment chez Vasa, à Annet sur Marne. La discussion a sûrement touché les étoiles … Les explorations de musique sérielle de Bowie dans la trilogie berlinoise, le language extraterrestre inventé de Subterraneans » par exemple, les recherches informatiques de Vasarely, des vortex à la station spatiale Saliout 7, où Jean-Loup Chrétien déposa 5 sérigraphies donnent à ces deux œuvres une dimension intersidérale. Supernovae et Blackstar.